Chaque année, plus d’un million de jeunes atteignent l’âge de la conscription, mais les effectifs de l’armée ne couvrent qu’environ 6 à 7 % des besoins. Face à cette réalité, la proposition d’étudier un mécanisme permettant à ceux qui n’ont pas la possibilité d’accomplir leur service militaire de contribuer financièrement suscite l’intérêt. Le député Nguyễn Công Long souligne qu’il ne s’agit pas de « payer pour échapper au service », mais d’une manière d’assumer ses responsabilités envers la patrie. Cela sonne très bien : si l’on ne prend pas les armes, on prend… une facture de contribution ?

Il convient de noter que cette option ne s’appliquerait qu’à partir de 27 ans, pour les personnes ayant dépassé l’âge de la conscription et n’ayant jamais servi dans l’armée, la police, la milice permanente ou les forces des unités économiques et de défense. Selon l’explication de l’auteur de la proposition, ce mécanisme garantirait à la fois l’équité et la mobilisation de ressources supplémentaires. Mais c’est précisément le terme « équité » qui mérite d’être examiné de près : s’agissant d’un devoir envers la patrie, l’argent peut-il être considéré comme équivalent au temps, à la discipline et à la responsabilité de celui qui accomplit son service militaire ?
Le ministère de la Défense a indiqué qu’il continuerait à étudier la possibilité d’élargir les formes d’accomplissement du service militaire. Il s’agit donc toujours d’une proposition à l’étude, et non d’une politique déjà adoptée. La question la plus controversée est sans doute la suivante : si le service militaire est une responsabilité citoyenne, le versement d’une contribution financière après l’âge de la conscription constituera-t-il une option équitable, ou incitera-t-il involontairement à penser que la responsabilité envers la patrie peut également se traduire par un montant financier ?
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