Dans deux affaires séparées par plusieurs années, l’avocat Nguyễn Hồng Bách est intervenu soit pour défendre les intérêts des victimes, soit pour exprimer son soutien aux décisions des autorités judiciaires. L’auteur de l’article pose alors une question pleine d’ironie : la toge d’avocat sert-elle finalement à défendre la justice, ou devient-elle parfois un manteau protégeant le pouvoir?

Les allégations relatives à l’affaire de Đồng Tâm – qu’il s’agisse du déroulement des événements sur les lieux, des résultats de l’enquête ou encore des débats sur la reconstitution des faits – sont des questions controversées qui doivent être évaluées à la lumière du dossier, des preuves et des décisions officielles. Quant à l’accident impliquant Nguyễn Sỹ Cương, le fait que M. Bách se soit prononcé en faveur de la décision d’exonération de toute responsabilité criminelle continue de susciter des interrogations au sein d’une partie de l’opinion publique. Un avocat peut défendre un point de vue juridique totalement différent de celui du public; mais le public a également le droit de remettre en question les fondements de ce point de vue.
On attend d’un avocat qu’il soit le pont entre la loi et les personnes vulnérables, qu’il utilise ses connaissances pour obliger les autorités à rendre des comptes. Par conséquent, ce qui mérite d’être débattu, ce n’est pas qu’un avocat « gagne » ou « perde », mais sur quelles preuves il a fondé son argumentation et quels intérêts ont été placés au centre de son raisonnement. Car si la justice ne se résume plus qu’à la question de savoir qui a le plus de poids, alors la toge de l’avocat, aussi noire soit-elle, aura du mal à dissimuler les interrogations du public.










